Je suis officiellement en France! Mais pas n'importe laquelle, la France d'amérique du sud. Le continent ou le football ou bien le padel est roi. Oui, Un mois sans publier, pour un média qui affichait un rythme soutenu depuis son lancement, ça ne passe pas inaperçu et je ne veux pas faire comme si ce n'était pas arrivé.Voici pourquoi.

Un déménagement

Ces dernières semaines, j'ai quitté le Canada pour rejoindre la Guyane française, avec une escale prolongée en Martinique ou d'ailleurs j'ai cassé mon téléphone et perdu ma carte bancaire, Quel poisse!

Trois territoires, trois climats, trois expériences. Et écrire correctement , c'est-à-dire avec le temps de vérifier, de sourcer, n'était plus possible dans ces conditions. J'ai préféré me taire plutôt que publier à moitié. Ce n'est pas une posture facile en 2026, mais c'est celle que je veux pour ce magazine : écrire juste, écrire avec un avis tranché.

Aujourd'hui, je suis installé à Cayenne. Et PickleballRevue reprend. Bonne nouvelle.

Le pari guyanais : partir de zéro

Ce changement n'est pas un hasard. La Guyane est riche en diversité. Par exemple ici, tu vois toute sorte de metissage, africains, amérindiens, gaulois.

A Cayenne, à l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai identifié aucune structure de pickleball officiellement recensée. Pas de club affilié, pas de tournoi FFT, pas de terrain dédié ( si un mais il n'est pas officiel). Autrement dit : tout est à faire. Et c'est précisément pour ça que je m'y installe avec l'ambition d'y contribuer.

Je m'adresse à tous ceux qui, ici, pratiquent déjà un sport de raquette : joueurs et joueuses de tennis, pratiquants de padel, curieux et curieuses de tout âge. Le pickleball n'est pas un sport concurrent, c'est un sport complémentaire. Il se joue sur un espace plus petit qu'un court de tennis, les échanges sont plus courts, la charge physique moins violente, l'accès au geste plus rapide. Si vous avez déja joué au tennis ou même au tennis de table, vous avez déjà les 70 % du chemin.

Mon objectif dans les mois qui viennent : rencontrer, initier, connecter. Trouver les premiers clubs de tennis intéressés, les premiers passionnés qui voudront tester, les premières collectivités qui accepteront un terrain.

Pas seul, forcément. Ce genre de projet ne s'écrit qu'en trouvant les bonnes personnes localement. Et la c'est compliqué et même en contactant la ligue de la Guyane : Aucune réponse.

Ce qui change pour PickleballRevue

Concrètement :

Une newsletter arrive dans les prochains jours. Elle rassemblera l'essentiel de la semaine : actualités FFT, résultats internationaux, portraits, et un billet sur le developpement du pickleball guyanais quand il y aura matière, techniques, produits, ma vision et aussi des articles avec du fond. Format court, un envoi par semaine. L'inscription à la newsletter sera disponible sur le site.

Les articles reprennent, avec la même exigence. Sources vérifiées, faits sourcés, angle assumé. Ce qui a fait la ligne éditoriale de PickleballRevue depuis son lancement. Les portrait pour être au plus proche des acteurs, les analyses des circuits (RTA, MLP), le suivi des classements FFT continue exactement pareil.

Un dossier "outre-mer" va naître doucement. Pas cette semaine, pas la suivante. Mais je vais commencer à documenter ce qui se construit en Guyane. Peut-être aussi ailleurs : Martinique, Réunion, Guadeloupe et même en Polynésie (Une initiation a déja eu lieu il y a quelques semaines). Le pickleball français ne se résume pas à l'Hexagone, et il est temps qu'un média le rappelle.

Et le championnat de France, dans tout ça ?

Les premiers Championnats de France de pickleball viennent de se tenir, du 10 au 12 juillet 2026. Un événement historique, la première édition des titres nationaux officiels. Je vais y consacrer un article à part entière dans les prochains jours, avec les résultats et les enseignements sportifs.

À très vite depuis Cayenne.

Sylvain